| La grammaire des mammifères |
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Durant cette session de travail, nous nous pencherons sur La grammaire des mammifères de William Pellier. Ce texte nous servira de guide et de support pour interroger et jouer avec la parole au théâtre. Si on parle au théâtre, qui parle ? Comment ? D'où ÇA parle ? Quelle nécessité est à l'oeuvre poussant à cet afflux de mots soudain ? La Grammaire des mammifères se présente comme un ensemble de phrases, sans personnages, qui travaillent la question de la représentation (de soi, d’un spectacle, des rapports humains et sociaux, de la vie psychique, pulsionnelle...). D’innombrables fragments d’histoires, parfois à compléter, s’enchevêtrent, partant du corps humain pour aller vers le corps social. Pour le comédien, ce sont autant d’invitations à jouer mais surtout à questionner son effort. Le public, quant à lui, est ouvertement sollicité dans sa présence et son statut. Qui est regardé, que vient-on voir, ou montrer, qui participe ? Au fil du texte, un homme apparaît, qui n’appartient à aucune fiction, mais se trouve pris dans un dispositif qui l’oblige à toujours plus d’initiative personnelle, à la démonstration sans fin de ses compétences, à la libre circulation de ses pulsions. Se dessine alors, peut-être, la figure de l’homme de notre temps. Dans cette économie joyeuse et loufoque alternent solos, duos, chorals très rythmés. C'est une invitation à l'invention. IL n'y a pas d'histoire, enfin, elle ne raconte pas une histoire. Le sujet de cette grammaire, c'est nous. La grammaire des mammifères de William Pellier, éditions Espace 34. 12,50 €. |